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COVID-19

 L'Alliance demande au ministre Christian Dubé d'étendre immédiatement la vaccination    aux personnes souffrant de maladies chroniques

4 mars 2021 - Dans une lettre transmise aujourd'hui au ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé, l'Alliance des patients pour la santé réclame la vaccination immédiate contre la COVID-19 pour les malades chroniques, plus particulièrement les personnes ayant plusieurs problèmes de santé chroniques (multimorbidité). Il s'agit de personnes hautement vulnérables, à risque de complications importantes en cas de contamination, explique le président de l'Alliance, Jérôme Di Giovanni, en soulignant que ces personnes ne sont pas priorisées actuellement par la stratégie de vaccination de la santé publique, plutôt basée sur l'âge.


L’Alliance rappelle que, dans une étude publiée en 2019, l'Institut national de santé publique du Québec estimait qu’environ 50 % des adultes de plus de 65 ans souffrent de deux maladies chroniques ou plus. Heureusement, la vaccination par groupe d’âges qui devrait être étendue bientôt aux 65 ans et plus permettra aussi de vacciner, parmi elles, les personnes ayant une multimorbidité. Par contre, il se passera plusieurs semaines sinon des mois avant que les 24 – 65 ans atteints eux aussi de maladies chroniques multiples soient vaccinés. Dans son étude sur la multimorbidité chez les malades chroniques, l’INSPQ signalait la gravité de la situation.


Dans la très grande majorité des cas, les malades chroniques, à plus forte raison dans les cas de multimorbidité, sont connus et suivis sur le plan médical. Il serait donc possible de cibler ces personnes et de leur offrir le vaccin contre la COVID-19, que ce soit en pharmacie ou, éventuellement, en clinique. L'Alliance croit que cela pourrait réduire significativement les risques pour leur santé en cas de contamination par le coronavirus et aussi apaiser l’anxiété et les craintes qu'éprouve bon nombre d’entre eux.

L'Alliance s'oppose au délestage et au tri des patients

et demande un plan transparent de rattrapage des chirurgies et traitements

28 janvier 2021 - Le protocole de délestage et de tri des patients annoncé par le gouvernement du Québec pour faire face au problème de ressources dans le réseau hospitalier causé par la COVID-19 est extrêmement inquiétant pour les patients et les usagers. On estime que près de 200 000 chirurgies et traitements ont été reportés depuis le début de la pandémie. Selon plusieurs experts, il faudra quelques années, voire plus, pour rattraper les retards accumulés.


L’Alliance des patients pour la santé comprend que la pandémie de la COVID-19 provoque une saturation dans l’offre de soins dans le réseau de la santé et des services sociaux, mais s’interroge quant à la transparence du processus de décision qui a abouti à la mise au point d’un protocole de délestage et de tri des patients annoncé par le gouvernement du Québec. Quelques patients semblent avoir été consultés, mais les organismes représentatifs des patients et des usagers ne l’ont pas été et sont vivement préoccupés par cette très grave entorse au droit à la santé et au droit à la vie.


L’Alliance exige donc une meilleure consultation des organismes de patients et d’usagers ainsi qu’une communication plus limpide et précise des décisions touchant les patients et les usagers ainsi que les partenaires du réseau de la santé. S’il advenait que le gouvernement décide d’appliquer ce protocole, un plan de gestion rigoureux du protocole de délestage et de tri des patients doit être publié et suivi. Il doit inclure tous les critères prévus, les champs thérapeutiques concernés de même que les limites d’application du protocole, les responsables désignés dans chaque établissement et un suivi strict de ses impacts.


Enfin, l’Alliance demande au ministère de la Santé et des Services sociaux de mettre au point dès maintenant et de communiquer à la population une stratégie nationale de priorisation et de rattrapage des retards dans les chirurgies et traitements. L’Alliance exige également que les organismes de patients et d’usagers soient consultés de manière adéquate et qu’ils soient mieux soutenus, notamment sur le plan financier, pour aider et accompagner les patients.


Par ailleurs, par respect envers les patients et les usagers des services de santé, l’Alliance reconnaît que le  délestage et le tri des patients posent des défis essentiels sur le plan juridique en ce qui a trait au Droit à la santé et suivra de près toute démarche qui visera à clarifier les questions soulevées.

 

COVID-19 : L'Alliance des patients demande une enquête publique sur les conditions de vie des aînés dans les CHSLD

 

Montréal, le 13 avril 2020 – Les conséquences de la COVID-19 chez les aînés hébergés dans les CHSLD, en particulier dans les centres privés, sont des révélateurs de conditions de vie difficiles et même pitoyables qu’ils subissent jour après jour. Tout en se gardant de vouloir généraliser la situation à tous les CHSLD, le président de l’Alliance des patients pour la santé, Jérôme Di Giovanni, estime que « le nombre de cas de mauvais soins, de maltraitance et d’abandon à l’endroit des aînés en CHSLD justifie amplement une enquête publique sur les conditions de vie des aînés en institutions, tant privées que publiques. Une enquête du coroner, de la police ou de la santé publique n’est pas suffisante. De plus, les patients et usagers doivent faire partie de l’enquête.

Les cas révélés dans plusieurs établissements privés au cours des derniers jours démontrent également que les CISSS ont failli à leurs obligations et qu’ils n’ont pas exercé toute la vigilance requise pour s’assurer que les aînés hébergés sur leur territoire reçoivent les soins et les services dont ils ont besoin. « Les institutions publiques et privées hébergeant nos aînés doivent être de véritables milieux de vie. »


Le Premier ministre, M. François Legault, reconnaissait lui-même, le 11 avril 2020, que « ce n’est pas acceptable la façon dont on traite nos aînés au Québec. Je ne suis pas fier de voir ce qui se passe dans nos CHSLD. Il faut, tous ensemble, tirer des leçons sur la façon insuffisante qu’on s’est occupé de nos aînés. » M. Legault a promis que son gouvernement révisera ses façons de faire quant aux soins aux aînés après la pandémie.

 

Monsieur Di Giovanni offre toutes ses sympathies aux aînés et aux familles qui ont vécu des drames inconcevables dans une société civilisée : « Il faut que ça cesse et que nous retrouvions collectivement le respect et la dignité dans la manière dont nous prenons soin de nos aînés. »

 

L'Alliance des patients pour la santé est un organisme à but non lucratif regroupant 28 associations et regroupement d'associations de patients. Elle a pour mission de promouvoir et soutenir la participation des patients dans les orientations et les processus de décision, tant pour leur propre santé que pour l’organisation des services de santé et des services sociaux.